mercredi

From Kriti with Love

Et ben mes aïeux,

deux jours pour réussir à pirater la Wi-Fi de mon pied-à-terre crétois !.. Je vais finir par croire que je commence à me rouiller avec l'âge (mais si, mais si)...

Le Crieur est donc de retour - sur vos écrans en tous cas - plus tôt que prévu (désolé).

Je m'en excuse mais en même temps c'est pour votre bien (- "hein ?!"), car j'ai déjà noirci 4 pages de mon carnet de bord, il faut bien que j'en fasse profiter vos mirettes avant mon retour, sinon vous risqueriez l'indigestion d'huile d'Olive, d'Ouzo et de Raki crétois !

Sans compter les fameux pinuches locaux, dont je ne vais pas tarder à me lancer à l'abordage, mais pour l'instant je fais copain-copain avec les petites cuvées des patrons et des patronnes, leurs Rouges ont la couleur de nos Rosés, on dirait du Poulsard jurassien, pour les amateurs : c'est frais, pas trop fort et ça accompagne tout...

Nous y reviendrons à l'occasion, donc. Pour le moment, il s'agit plutôt de tribulations et de découvertes multiples et variées.
Comme je ne sais pas par où commencer, je vais prendre au plus simple, par ordre chronologique par exemple.

Tout a commencé lundi, avec un vol du soir (charter oblige) sur Aegean Cronus Air Lines de toute beauté.

La chance m'ayant installé à un hublot coté gauche de l'appareil, j'ai pu admirer sans compter les beautés de Notre Mer à tous (Mare Nostrum), dans mon fauteuil à 11000 m :
Côte Bleue, Calanques, Côte d'Azur, Corse, Italie (Rome, Naples, Capri, etc., toute la botte y est passée), pour finir dans les lueurs du crépuscule par le survol des îles grecques...

Donc, quand une charmante Crétoise m'a proposé du Vin pour faire passer notre collation (pas crétoise du tout), comment aurais-je pu refuser ?

Ces deux mignonnettes crétoises furent ma cerise sur le gâteau, et (grâce à son bouchon vissant) j'ai pu embarquer l'une des deux à mon hôtel, pour la déguster à minuit passé, avec la fougasse au figatellu que j'avais pris la sage précaution d'emporter de La Gavotte (bien m'en a pris, à 22h les cuisines affichent "Fermé", mais en grec).

Ma première décision, une fois vidés mes sacs et avant de faire un sort à ma fougasse, fut naturellement d'aller me plonger dans cette Mer Egée qui baigne toutes les îles grecques, seul sous les étoiles (mais en short tout de même, french style oblige).

Croyez-moi ou non, l'eau de mer était plus chaude que l'air du soir (pourtant à 25-27°), je ne voulais plus en sortir de ma baignoire !..
Quelques vagues et ressacs de plus ont fini de me persuader d'arrêter de boire autant d'eau d'un coup (on ne sait jamais, d'après les docteurs).

J'ai donc pu tester les équipements locaux du 'Dionysos Resort Hélios Club' (nan j'déconne), dont une très belle piscine avec terrasse et pelouse face à la plage, et surtout des douches de pont en parfait état de marche.

Une fois séché par la brise du large, j'ai sorti la table et les chaises de jardin - fournis gracieusement par la Direction avec chaque chambre sur terrasse - et j'ai ainsi pu finir ma 1ère (petite) bouteille de Rouge crétois, avec mon en-cas corso-marseillais...

Ça fait un peu touriste franchouill' en vadrouille, mais vous comprenez maintenant que la suite s'annonce plutôt bien, non ?


Xristof of Istaka.

P.S. : "Les Thermes de Caracalla" en illustration sont une avance sur la suite...





© Christophe ANTÉ 2009

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